OVE – Pauline Bastin

Octobre 2004, ils se rencontrent … il regarde le travail, intrigué … il critique.
Elle entend et répond par une lettre qui désormais va les engager, les lier, car
ils se reconnaissent dans un instinct commun, dans une émotion profonde
de la peinture qui va les faire se parler.
Il est question de l’ove (dont l’artiste va féminiser le genre°), mais “l’ove, est-ce
une surface ou un trait ?”…
Enigme intarissable et porteuse qui les met au travail pour construire une
amitié respectueuse et chargée, marquée par la différence des générations
qui donne alors à la transmission toute son intensité.
Il la provoque et lui ouvre des perspectives.
Tout se passe comme s’ils savaient où ils ont à aller. Les oves s’animent en lui
comme si elles étaient temporairement sa priorité, il ne doute plus.
Lui qui interroge sans cesse, … Il se repose, il s’y repose.
Elle entend bien quelque chose de son expérience, de sa vérité, de sa vie.
Ainsi, elle se les approprie à nouveau pour mieux les faire danser, pour
mieux les remettre en péril.
Entre ces deux-là, il est bien question d’émotions poétiques, d’existence, de
sensibilité et de création.

Pauline Bastin

° Quoique du genre masculin, le mot ove sera ici toujours féminisé.